Jens Müller, Juraj Somorovsky et Vladislav Mladenov, de l’université de Ruhr-Bochum en Allemagne, ont fait des découvertes assez édifiantes. Tellement édifiantes d’ailleurs qu’ils sont même allés jusqu’à mettre en place un Wiki rassemblant l’ensemble des attaques potentielles.
Résultat des courses, ce sont plus d’une dizaine de scénarios potentiels qui ont été listés, allant du vol de données pur et simple en passant par la modification de commandes Postcript. Cette modification peut même être réalisée au travers d’un site corrompu. Pourquoi une telle vulnérabilité? Les imprimantes dites Poscripts utilisent un langage vieux de 32 ans, facilement piratables par un habile hacker. Les tests réalisés par les chercheurs ont démontré que la plupart des imprimantes de grands constructeurs étaient sensibles à ce type d’attaque (HP, Dell et Okidata ont souffert), tandis que la plupart des navigateurs Internet laissaient la porte ouverte aux attaques.
Une découverte qui fait froid dans le dos, surtout à une époque où les multifoncfions WIFI sont légion, les rendant encore plus vulnérables au piratage. Une imprimante hackée a même fait le buzz récemment, prouvant que nos appareils somme toute banals pouvaient très bien nous réserver de mauvaises surprises.
À voir désormais si les constructeurs d’imprimantes vont se décider à donner un coup de jeune à un langage qui commence à dater!