Ce professeur officiant à l’École polytechnique Chalmers de Göteborg, en Suède, a ainsi décidé d'utiliser le bois en guise d’encre sur une imprimante. Il va sans dire qu'il ne s'est pas contenté de moudre l'écorce d'un arbre pour arriver à ses fins, mais il a plutôt utilisé un mélange de nanofibres de cellulose et d'hydrogel, ceci afin de créer une matière biodégradable suffisamment aqueuse pour passer au travers des buses d'impression.
Outre la phase d'impression même, il aura également fallu trouver un moyen de garder les objets sous forme solide après l'évaporation de l'eau, ce qui a par exemple permis à l'équipe de jouer sur les textures en créant des objets tout aussi souples que rigides. Mieux encore, ce type de procédé a permis d'intégrer du carbone dans la solution d’hydrogel, donnant ainsi la possibilité d'imprimer des objets comme des circuits électroniques biodégradables!
Quand on sait que les imprimantes et les cartouches sont souvent pointées du doigt en raison des déchets générés, ce genre de solution d'impression alternative pourrait tout autant servir à de nombreuses industries tout en limitant l'utilisation de produits plus polluants comme le plastique.