Atelier Encros · 01 49 28 94 84 · du lundi au vendredi, 10h00 à 19h30
01 49 28 94 84 Lun-Ven : 10h00 à 19h30

Article

Obsolescence programmée : Encros répond à Epson

Encros étant en première ligne avec l’association HOP dans ce combat contre Epson et l’accusation d’obsolescence programmée, nous souhaitons nous exprimer suite aux réponses d’Epson et aux différents reportages que...

Obsolescence programmée : Encros répond à Epson

Encros étant en première ligne avec l’association HOP dans ce combat contre Epson et l’accusation d’obsolescence programmée, nous souhaitons nous exprimer suite aux réponses d’Epson et aux différents reportages que nous avons fait, dans « Envoyé Spécial » notamment. Nous sommes depuis le début de cette affaire aux côtés de l'équipe d'HOP et nous avons même été cités dans le rapport établi par l'association (au travers de nos produits et nos tutoriels), que vous pouvez retrouver sur le lien suivant : http://bit.ly/2Kx4JFj

Dans une tentative d’apaiser les esprits suite au scandale lié aux accusations d’obsolescence programmée, Epson a lancé une opération charme cette semaine afin de montrer patte blanche face au public. Initiative réussie ou écran de fumée ? Revenons en détails sur les différents points avancés par Epson durant cette rencontre.

Vous pouvez retrouver les réponses d’Epson aux journalistes ici : https://bit.ly/2tSTHTM et là : https://bit.ly/2KzXLTp

Tête d’impression…et prise de tête

Un des points avancés par Epson, concernant ses cartouches, portait sur les problèmes de têtes d’impression. Selon Junkichi Yoshida, responsable de l’impression Epson, la conservation de l’encre dans la cartouche serait primordiale afin de préserver tout séchage de la tête d’impression.

S’il est difficile de nier ce fait (on a affaire ici à une contrainte purement technique), un gros problème subsiste. Epson n’a jamais cherché à clairement montrer aux utilisateurs quel était le véritable pourcentage d’encre utilisée pour la maintenance. Car si la boite d’une cartouche arbore une quantité d’encre définie (8 ml par exemple), l’utilisateur est loin de se douter qu’une partie de cette encre sera « utilisée » pour la maintenance. En effet, cette encre résiduelle, payée à prix d’or, ne sera jamais consommée sur le papier car elle servira à conserver la tête d’impression immergée dans l’encre, afin d’éviter les bulles d’air avant la prochaine cartouche. Dans ces conditions, pourquoi ne pas indiquer précisément sur la boite d’une cartouche Epson la quantité d’encre « utile » et la quantité d’encre résiduelle non consommée ? Cette indication serait pourtant très utile pour le consommateur, surtout lorsqu’Epson vend des encres à plus de 2000€ le litre, le moindre centilitre coûte très cher.

Le manque flagrant de transparence d’Epson à ce sujet ne s’arrête pas là. En effet, la question du véritable pourcentage utilisé pour la maintenance semblant varier de cartouche en cartouche, la quantité pouvant aller de 13 à 24 % en moyenne, voire beaucoup plus dans certains cas, dès lors qu’on utilise une puce sans détecteur de niveau d’encre. Le blocage par puce avant la fin d’une cartouche est alors laissé à un calcul purement théorique, comme l’évoque Epson, en oubliant aussi l’éventuel séchage et évaporation de celle-ci lorsqu’elle n’est que très peu utilisée ou dans un environnement qui se prête à son évaporation. L’utilisateur ne pourra jamais décider par lui-même concernant son encre. Dans tous les cas, celui-ci serait sévèrement lésé.

La marque se targue de proposer des buses d’impression à microgouttelettes de haut vol dans ses cartouches mais demeure, semble-t-il, incapable de proposer une solution viable pour une utilisation moindre de l’encre sur ses têtes d’impression.

Epson et la stratégie globale :

Autre argument avancé par Epson, le caractère « rigide » de leurs précautions techniques s’explique par le fait que leurs cartouches et leurs imprimantes s’inscrivent, selon leurs dires, dans une stratégie globale. Ainsi, grâce à leur grande prévoyance, les consommables ont été conçus dans le but d’être utilisables aussi bien dans des régions tempérées que des régions humides ou très sèches. S’il est louable de loger tout le monde à la même enseigne, les choses sont bien plus compliquées en vrai. Il aurait ainsi été plus intelligent de créer des cartouches adaptés à chaque région et non s’appuyer sur des raisons climatiques. Si Epson cherche à calmer le jeu en parlant de stratégie globale, ils omettent cependant de parler d’un détail de la plus haute importance : le zonage des cartouches. En effet, les cartouches Epson françaises sont « zonées » avec la puce électronique pour la région « Europe de l’Ouest ».

Epson dit :"Nous fabriquons des cartouches et des imprimantes pour un marché global. Cela signifie que nos produits sont conçus pour fonctionner dans des conditions différentes. Dans des conditions tropicales et désertiques par exemple. Donc il est logique que sur un marché comme la France par exemple, les marges de précaution techniques que nous prenons paraissent un peu excessives"

Avez-vous déjà essayé de ramener une cartouche d’un autre pays pour l’essayer sur votre imprimante ? Ne perdez pas votre temps, il vous sera impossible d’utiliser une cartouche australienne ou autre, achetée à un meilleur tarif à l’étranger, quand bien même elle serait adaptée à votre imprimante. Epson cherche par tous les moyens à cloisonner l’impression, alors que la marque se vante d’une stratégie fédérant tout le monde, ce qui facilite grandement leurs intérêts économiques, la compagnie n’hésitant pas à verrouiller et cloisonner les utilisateurs de leurs cartouches dans une région à l’aide de cette fameuse puce.